C'est une tradition fort ancienne remontant au Moyen Age et particulièrement préservée dans le département de l'Eure. A l'époque des grandes pestes, des gens s'unirent pour aider les malades et les enterrer.
Plus tard de véritables confréries de charité se constituèrent en association de paroissiens. Les charitons s'occupaient des funérailles des vieux isolés et des indigents dans les villages. Institution supprimée à la Révolution dans les grandes villes, mais qui se maintint dans les campagnes.
Depuis une trentaine d'années, on assiste cependant à un renouveau des confréries de charité. Si certaines disparaissent, en revanche nombre d'entre elles renaissent aprés un long sommeil sous l'impulsion de "frères de la charité" qui défendent avec détermination le vestige du patrimoine du département de l'Eure.
Aujourd'hui, il existe environ 120 confréries dans le département de l'Eure, regroupant 10 à 15 membres chacune : l'échevin ou maître, le prévôt, l'antique, le clerc, le tintenellier ou le clocheteux, et les frères. Elles expriment toujours le sentiment communautaire dans les villages, chaque confrèrie de charité étant attachée à une paroisse et se distingue par une bannière particulière.
A part l'Eure, on trouve aussi quelques confréries dans le Calvados et à Béthune, dans le nord de la France. Tous les cinq ans, les confréries de l'Eure se réunissent en congrés, et c'est l'occasion d'un grand moment de fraternité. Elles participent également aux pélerinages, comme celui de la Pentecôte à Bernay, en l'eglise Notre-Dame-de-la-Couture.